Des centaines de parents, élèves et membres du personnel scolaire se sont réunis devant le ministère de l’Éducation à Montréal pour dénoncer les compressions budgétaires qui fragilisent le réseau public. Organisée par le mouvement citoyen Uni-es pour l’école, la manifestation « Du bruit pour l’école! » a rassemblé casseroles, tambours et pancartes afin de rappeler que l’éducation est un investissement pour l’avenir du Québec.
Malgré un recul partiel du ministre Bernard Drainville, les coupes touchent encore la petite enfance, les écoles publiques, les cégeps et les universités, représentant plusieurs centaines de millions de dollars. Selon l’IRIS, l’augmentation réelle du budget 2025-2026 n’est que de 0,7 %, bien en deçà des 4,4 % nécessaires, laissant un manque à gagner de 862 M$.
Les conséquences sont lourdes : postes non comblés, services réduits aux élèves vulnérables, rénovations reportées, activités parascolaires et sorties culturelles annulées. « On ne peut pas accepter ça comme société », a dénoncé Geneviève Simon-Potvin, porte-parole du mouvement.
Après une semaine d’actions locales, la mobilisation citoyenne prend de l’ampleur avec des rassemblements prévus à Chicoutimi et Gatineau. Les porte-paroles réclament l’annulation complète des compressions et un plan clair de réinvestissement massif en éducation publique. « Chaque dollar coupé est une dette sociale pour les générations futures », rappelle le mouvement.